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Ceux qui sont ici mis en cause, ou ceux qui ne sont pas d'accord avec mes explications, peuvent toujours me transmettre un communiqué de presse, qui sera reproduit sur ce site.

47°) Débat du mercredi du 2 mai 2007
de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
 
Nicolas Sarkozy est arrivé à 20h10 au studio de Boulogne. Il a été accueilli par Patrick Le Lay et Patrick de Carolis, les PDG de TF1 et France 2. Ségolène Royal était accompagnée par Julien Dray, Jack Lang, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen. François Hollande et les secrétaires nationaux socialistes ont suivi le débat rue de Solférino. L'UDF, était au siège du parti, rue de l’Université.

Chaque candidat avait son propre maquilleur et sa loge pour se préparer et attendre le début du débat.
Le débat a duré deux heures 40 minutes de débat au lieu des deux heures prévues. Les thèmes sont arrivés dans le désordre le plus total, évidemment à l'initiative d'une Ségolène Royal plus apte à tout mélanger qu'à avoir un discours structuré: la République et les institutions
questions économiques et sociales
éducation recherche environnement
l'écologie et le développement durable
Ségolène Royal aura le dernier mot.

Le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy a commencé à 21 heures précise. Le débat était temporisé par Patrick Poivre d'Arvor de TF1 et Arlette Chabot de France 2, et était diffusé sur les deux chaînes simultanément.

Si le débat a commencé modérément dans le calme, il a été très vite été vers le désordre, quand les journalistes donnaient un thème de discussion, on assistait à un mélange de tous les sujets avec la candidate socialiste. C'est au point où les journalistes seront obligés de recadrer Ségolène Royal. On peut être sidéré par ce débat hallucinant, où on mélange tout, et une candidate socialiste qui continue, malgré les rappels des journalistes.

Le constat synthétisé, nous avons vu une Ségolène Royal :
autoritaire, incorrecte, provocations, et vindicative,
qui coupe les interlocuteurs,
qui mélange tous les sujets,
qui est floue, peu claire, ou répond à côté,
qui répond que se sont les partenaires sociaux qui décideront,
qui fait de la dissimulation,
qui est incohérente,
qui n'arrête pas de se contredire, pour dire comme Nicolas Sarkozy à la fin sur certains sujets.
Certains diront que c'est un dialogue de sourd, et un match nul. Sauf que l'extrait qui suit, est probablement le passage qui va être le plus nuisible pour Ségolène Royal, surtout sur le plan international. Un tel comportement n'est pas admissible.

Ségolène Royal délcare après le débat, il faut "Réformer sans brûtalité". A vous de jugez.
On retiendra surtout cette image de Ségolène Royal, y compris sur le PLAN INTERNATIONAL.
Vidéo sur le Handicap, Ségolène Royal pète les plombs (cliquez ici).
Ce n'est plus un coup de colère, elle est hystérique.
A ce stade, ce n'est plus de pugnacité, mais de la bêtise.
Il faut être complètement malade pour avoir ce type d'attitude.
Sur le plan international, cela donne la pire image de la France.
Quand on n'est pas apte à contrôler ces nerfs, on est aussi inapte pour occuper un tel poste, où on a le contrôle de l'arme nucléaire. Il y a des colères qui sont particulièrement malsaines, quand on veut être nommé aux plus hautes fonctions d'un état. Sur le plan international, c'est la pire image qu'on puisse donner de la France, une candidate qui vocifère, présente un risque lors de négociations diplomatiques sur le plan international.

Autre bétise sur le nucléaire, contrairement à ce qu'affirme Ségolène Royal, la part du nucléaire n'est pas de 17 % dans la production d'énergie électrique, mais de 78 %.
 

21h03 Question d'Arlette Chabot
"Quelle présidente ou quel président serez-vous si vous êtes élu ? .../... Quel style voulez-vous donner à cette présidence?"

21h04. Nicolas Sarkozy déclare, "Il est important de tirer les conséquences des tsunamis politiques de ces dernières années. On ne peut plus faire de la politique comme avant. 2002, Jean-Marie Le Pen au deuxième tour, 2005 le non au référendum. On ne peut plus faire de la politique comme avant.../... Il est important de tirer les conséquences du véritable tsunami politique de ces dernières années en France.../... Je ne m'abriterai pas derrière des tabous, des excuses ou des paravents. Je vais m'engager sur un certain nombre de sujets. Je prendrai des engagements, je tiendrai parole et je demanderai à être jugé là-dessus.../... Je voudrais aussi une République irréprochable. "
"Je vais proposer un changement très important en conseil des ministres, qui ne s'est jamais produit dans la République française, que toutes les grandes nominations qui sont aujourd’hui dans le pouvoir du Président de la République, soient ratifiées par un vote à la majorité qualifiée des commissions compétentes du Parlement. Ce qui veut dire que l'opposition aura son droit de veto. Les nominations me semble-t-il, doivent être hors de tout soupçon. Seule la compétence doit compter."
"Enfin, je voudrais être un Président de la république qui limitera le nombre de mandats successifs."

Patrick Poivre d'Arvor.
"Ségolène Royal, quelle est votre conception du pouvoir et de la présidence de la République, si vous êtes élue ?"

A une question simple, on se retrouve avec une autre réponse différente de celle qu'on attendait. Elle embraye immédiatement sur l'économie.

Ségolène Royal.
"Je souhaite sortir la France de la situation dans laquelle elle se trouve aujourd'hui.
La dette, aujourd'hui la France est endettée plus de 20 000 euros par Français,
le nombre de travailleurs pauvres est de 2 millions et demi,
la précarité s'est accrue, le pouvoir d'achat s'est abaissé,
la pauvreté, 2,5 millions de Français vivent en-dessous du seuil de pauvreté,
parmi eux, 2 millions d'enfants, comme le dit l'association Emmaüs."
Elle donne l'impression de réciter une leçon de chiffres apprise par coeur.
"Je veux être la Présidente de la République où l'agressivité des violences recule, une France qui va gagner la bataille contre le chômage et contre la vie chère, qui va permettre aussi que reculent les inégalités, parce que toutes ces formes d'insécurité au quotidien, d'insécurité sociale appellent de nouvelles règles du jeu, appellent un nouveau système politique, appellent des responsables politiques plus efficaces qu'ils ne l'ont été au cours des cinq dernières années et même au-delà sans doute, car je ne schématise pas l'histoire.
Sauf qu'il faut préciser que les socialistes ont eux-même mlis en route la politique du laxisme.
21h08 "...Monsieur Nicolas Sarkozy, estimez-vous que vous avez une part de responsabilité de la situation dans laquelle se trouve la France aujourd'hui ?"

Sauf que Nicolas Sarkozy n'a jamais été premier ministre... La gauche bloquait toute initiative, quant à la justice, elle relâche les criminels récidivistes.

Nicolas Sarkozy.
"Puisqu'une question m'est posée, la moindre des courtoisies est d'y répondre. Suis-je responsable d’une partie du bilan du gouvernement ? Oui j’ai été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans, j’ai trouvé une situation qui était catastrophique, qui a compté pour beaucoup Madame Royal, dans la défaite de vos amis du gouvernement auquel vous apparteniez à l'époque.
.../... c’est le même à l’époque de Daniel Vaillant et le même sur les cinq ans de gouvernement Jospin, la violence, la délinquance avait augmenté de 18 %. Sur les cinq années du gouvernement du quinquennat de Jacques Chirac, la délinquance, avec le même appareil statistique, a diminué de 10 %. Je ne dis pas que tout est résolu.
.../... Depuis combien de temps les budgets de la France sont en déficit ? 25 ans. On ne peut pas expliquer que l'endettement de la France dépend de ces cinq dernières années. Le problème est: comment fait-on? Je propose une chose: 45 % du budget de la France, c'est le salaire de la fonction publique et les pensions de retraite. 45 %! 15 %, ce sont les intérêts de la dette. 60 %, ce sont les deux postes.../...
.../...la moitié des gains de productivité permettant d'augmenter les salaires des fonctionnaires, parce que les salaires de la fonction publique sont très bas. L'autre moitié des gains de productivité permettra de réduire la dette de la  France. C'est impératif."

21h10 Ségolène Royal.
"J'ajoute, monsieur Sarkozy, que, il y a deux jours, une femme policière s'est fait violer tout près de son commissariat... En mars dernier, au même endroit, l'une de ses collègues s'était également fait violer. Qu'est-ce qui s'est passé entre ces deux faits pour qu'aucune protection ne soit apportée à une femme policière ? Je le dis, demain, si je suis élue Président de la République, les agents publics seront protégés et en particulier les femmes ; elles seront raccompagnées à leur domicile lorsqu'elles sortent tardivement des commissariats de police. Je le dis, car cela permet de venir à la question que vous posez sur les agents publics et la diminution du nombre de fonctionnaires. Monsieur Sarkozy, je ne diminuerai pas le nombre de fonctionnaires.../... S'il y avait davantage de policiers, peut-être que cette femme n'aurait pas été violée, car elle n'aurait pas été seule, elle serait rentrée chez elle avec un collègue."
Eh bien, si il faut encore d'autres policiers pour protéger des policières, il va falloir doubler le budget. Le plus comique dans cette affaire, c'est que c'est le parti socialiste qui a bloqué certains programmes de renfircement de la police.

...Peut-être que, si nous avions aussi davantage d'agents publics et notamment d'infirmières nous n'aurions pas une dégradation de leurs conditions de travail à l'hôpital public et une montée des inquiétudes comme je l'ai encore observé récemment en me rendant dans un hôpital public à Corbeil. Je leur ai donné des engagements .../...
Quand les 35 heures ont été mis en place à l'époque, il aurait en effet fallu embaucher 220.000 infirmières en plus, voilà ce que coûtait le plan Aubry.

.../...La qualité du service public de la France. Alors le nombre de fonctionnaires sera maintenu.../...
C'est totalement faux, la qualité y compris des soins a régressé dans tous les domaines.

.../...c'est de lutter contre toutes les formes de gaspillage d'argent public car chacun sera au clair sur ses responsabilités.../... Donc une véritable réforme de l'Etat pour qu'il soit plus rapide, plus efficace et plus économe en fonds publics.

Le rapport Karoutchi est très instructif sur les dépenses dans les régions socialistes, à consulter impérativement..

 Patrick Poivre d'Arvor.
"A la seconde près, vous êtes à égalité de temps de parole. Je laisse répondre Nicolas Sarkozy et on ira au fond."

Nicolas Sarkozy.
"Je ne veux pas polémiquer. Mme Royal trouve qu'il n'y a pas assez de policiers. C'est dommage que le groupe socialiste n'ait pas voté les créations d'emplois de policiers ces dernières années…"

Ségolène Royal.
Permettez que je vous interrompe ? Le commissariat de Clichy que vous avez promis, il n'est pas ouvert.

Nicolas Sarkozy.
"Expliquez-moi pourquoi le groupe socialiste n'a pas voté les créations de la loi de programmation de 2002?"

Ségolène Royal prise en défaut coupe et reprend la parole pour empêcher Nicolas Sarkozy.
Car ce n'était pas suffisant et qu'il n'y avait pas assez d'équilibre avec la justice qui elle aussi est en situation de diminution d'effectif. Voulez-vous aussi dire que vous allez supprimer des poste de magistrats alors qu'il n'y a aucune réponse pour les jeunes délinquants...

Vidéo justice chinois : Un avocat remet au carré les affirmations de Ségolène Royal.
"Non elle n'est pas équittable, les droits de la défense sont mal respectés, il y a un problème d'indépendance qui est structurel ... La justice chinoise n'est pas indépendante, protection des intérêts locaux "...
Tiens c'est le même comportement dans certaines villes socialiste en Bretagne.

21h15 Nicolas Sarkozy.
Mme Royal dit qu'elle va transférer aux régions, ce qui leur permettra de faire une autre augmentation après les autres augmentations faramineuses que vous avez faites les années passées. Pour les créations de postes de policiers, nous en avons créé des milliers. Le groupe socialiste ne les a pas votées, mais passons, ce n'est pas le plus important. Ce qui est très important, vous avez parlé de cet abominable viol dans le parc de Bobigny. Dites-moi, si vous devez faire raccompagner toutes les femmes fonctionnaires chez elles la nuit…

Ségolène Royal. Parfaitement !

Nicolas Sarkozy.
Il y aura une fonction publique au service des Français et une autre fonction publique au service des  fonctionnaires qui rentrent chez eux.

Ségolène Royal.
"Cela ne m'amuse pas, mais avez-vous une autre solution ?"
En clair il va falloir embaucher en plus des gardes du corps pour les femmes policières.

Nicolas Sarkozy.
La solution, ce n'est pas cela. C'est de réprimer les délinquants pour qu'il n'y en est plus ou moins. Je propose d'abord qu'il n'y ait plus un seul délinquant sexuel et vous savez parfaitement, madame

Ségolène Royal. C'est zéro délinquant, vous l'avez dit en 2002.
Mme Royal passe son temps à couper Nicolas Sarkozy et à faire de la provocation.

Nicolas Sarkozy. Cela ne vous amène à rien de dire cela...

Ségolène Royal. Tolérance zéro, vous l'avez dit...

Nicolas Sarkozy.
"Souhaitez-vous que je finisse une phrase ?
Je veux que tous les délinquants s'engagent à suivre un traitement et sans être obligés de pointer au commissariat ou à la gendarmerie de son domicile toutes les semaines. En matière de viol, les récidives sont considérables. Autre proposition que je fais s'agissant des récidivistes, 50 % des crimes et délits sont le fait de 5 % de délinquants multirécidivistes. Je propose d'instaurer des peines planchers. Je dis aux Français, si je suis Président de la République, avant la fin de l'été 2007, les récidivistes seront punis très sévèrement et ils auront, au moment de la récidive, la certitude d'une sanction sévère. On ne peut plus continuer à avoir des individus qui viennent 50, 60 ou 70 fois devant le même tribunal. Troisième élément, il faut résoudre le problème des mineurs. L'impunité des mineurs est catastrophique."
.../...La France a créé un million d'emplois publics depuis 80 et vous expliquez que l'on ne peut rien changer.  Prenons des exemples, 20 000 douaniers. Cela n'a pas bougé depuis 80. Entre-temps, on a supprimé les frontières.../...
...les effectifs de la formation professionnelle dans l'Etat ont augmenté de 60 %. L'Etat a transféré aux départements les compétences sociales. Tenez-vous bien, entre temps, les effectifs de l'Etat sur les compétences sociales ont été multipliés par quatre. L'informatisation a fait des progrès considérables, notamment dans un ministère que j'ai dirigé, le ministère des Finances. Il y a 80000 fonctionnaires à la DGI pour calculer l'impôt, 60000 fonctionnaires à la comptabilité publiques pour le percevoir. Tout le monde sait qu'il faut faire la fusion des deux pour obtenir des économies de postes. Qui peut considérer que, sur cinq millions de fonctionnaires, toute fonction publique considérée, il n'y a pas matière à améliorer la productivité?.../...
21h20 .../...Madame, qu'est-ce qui a désorganisé l'hôpital? Ce sont les 35 heures qui ont mis à bas l'hôpital public français. C'est la réalité des choses. A l'hôpital, il faut des postes. Vous nous expliquerez comment vous augmenter les recettes de l'assurance maladie.../...
Quand les 35 heures ont été mis en place à l'époque, il aurait en effet fallu embaucher 220.000 infirmières en plus, voilà ce que coûtait le plan Aubry.

Ségolène Royal.
.../...Oui, il va falloir créer des postes dans la fonction publique hospitalière. Ces postes ont été insuffisants au moment des 35 heures. C'est la raison pour laquelle nous ne pourrons pas diminuer le nombre de fonctionnaires. Si nous pouvons, en effet, en diminuer au ministère des Finances, notamment dans les services des douanes, se sera pour en créer là où les besoins sont nécessaires pour remettre du service public là où il n'y en a plus, en milieu rural ou dans les quartiers dans lesquels, en effet, le manque de service public explique le délitement du lien républicain.../...

Ségolène Royal semble croire que les budgets qui sont votés sont interchangeable, malheureusement pour elle ce n'est pas le cas.

.../...Sur la question de la délinquance sexuelle, qui vous en conviendrez avec moi n'a rien de génétique, je crois qu'il faut aller plus loin. Il faut aller plus loin. Je demande que les pédophiles, en particulier, ne soient pas relâchés tant que la commission spéciale qui aurait dû être mise en place dans les prisons n'a pas formellement dit par expertise qu'ils sont désormais non nocifs. Aujourd'hui, il y a des délinquants sexuels qui sont relâchés parce qu'ils n'ont pas eu les soins en prison, les soins que la loi pourtant prévoit. Donc, je crois que l'urgence dans ce domaine, c'est que les soins soient donnés dans la prison. C'est qu'ensuite ces délinquants ne soient relâchés que lorsque la garantie qu'ils ne peuvent pas recommencer est donnée par le comité d'experts qui doit siéger dans les prisons.../...

.../...Enfin, vous aviez parlé de la dette, de la lutte contre la dette. Je propose d'abord de relancer la croissance. C'est comme cela que nous lutterons contre la dette. Je pense que la France a la capacité de réaliser un taux de croissance de 2,5%. C'est la moyenne nationale. Je le ferai en faisant un nouveau pacte avec les entreprises.../... C'est sur elles que je concentrerai les 63 milliards d'euros d'aide publique, qui, aujourd'hui, sont distribués de façon uniforme à toutes les entreprises.../... L'impôt sur les sociétés sera divisé par deux sur ces PME. Le deuxième axe de la relance de la croissance est la qualité du dialogue social.../...  Si la croissance est supérieure à 2,5%, à la fois, je finance mon pacte présidentiel, j'ai donc relancé la croissance en mettant l'accent sur les PME. S'il y a davantage de croissance, je prends l'engagement que tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette.../...

COMBIEN ???? 63 milliards rien que pour les PME, mais au départ le coût de son programme était estimé à 35 milliards, puis ensuite à 60 milliards, sauf que si il faut tenir compte des autres aspects de son programme, dans ce cas ce n'est plus 100 milliards, mais 120 milliards au moins qu'il faut. Je suis surpris que personne n'est relevé cette énormité ou j'ai mal compris.

Nicolas Sarkozy.
"Je ne me permets pas que critiquer, mais je faisais simplement remarquer que si vous parlez de tout en même temps, on ne va pas pouvoir appronfondir."

Ségolène Royal. "Tout se tient, la dette et la relance économique se tient."

Nicolas Sarkozy.
La précision n'est pas inutile dans le débat public pour que les Français comprennent ce qu'on veut faire. Il me semble que, s'agissant de la réduction de la dette, vous n'avez fixé aucune piste d'économies.../... Le problème de la France est qu'il y a 1% de croissance de moins que les grandes démocraties, les grandes économies qui progressent dans le monde. Pourquoi? Parce qu'on travaille moins que les autres.../... Dix pays en Europe ont le plein emploi, cinq vraiment très fort. Je pense au Danemark, à la Suède, à l'Irlande, au Royaume-Uni et, d'une certaine façon, l'Espagne.../...

Le Danemark avait réduit la poids de son administration, uns information qui n'a jamais été redite par la presse, parce que cela voulait dire que de nombreux fonctionnaires avait quitté les administrations. Voilà le pourquoi de la reprise dans ce pays.

.../...Pas un seul a fait les 35 heures. Monsieur Zapateros m'a dit que jamais il ne ferait les 35 heures en Espagne, qu'il ne voulait pas porter atteinte à la compétitivité des entreprises. Vous dites et c'est juste qu'il faut aider les PME françaises. Permettez que je vous pose la question. Allez-vous, comme c'est prévu dans le programme socialiste, généraliser les 35 heures à tout le monde, notamment aux PME?.../... Deux petites remarques. Vous dites qu'il faut créer de nouveaux emplois dans la fonction publique. D'accord, pourquoi pas. C'est sympathique. Comment payez-vous ? Fait-on, comme l'a demandé François Hollande, une nouvelle CSG? Pouvez-vous dire aux Français qui nous écoutent que, si vous êtes élu, il y aura une nouvelle CSG? Les autres ont libéré les forces de travail, ils n'ont pas fait les 35 heures. Vous dites que l'on fait trop payer aux entreprises, mais dites-vous aux Français que les 35 heures coûtent 17 milliards d'euros chaque année pour empêcher les gens de travailler ? Je mettrai un terme aux préretraites, cinq milliards d'euros chaque année...

Ségolène Royal.
Je n'ai pas dit que j'augmenterai le nombre de fonctionnaires, ne déformez pas mes propos. J'ai dit que je maintenais leur nombre, mais que je les redéploierai en les retirant là où ils ne sont plus nécessaires.

Nicolas Sarkozy.
Vous ne pouvez pas passer d'une fonction publique à une autre.

Ségolène Royal.
Au moment du départ à la retraite, au lieu de recruter des douaniers, je recrute des infirmières.

Nicolas Sarkozy.
Mais non, ce n'est pas possible, Madame. La fonction publique hospitalière est payée par un autre budget que le  budget de l'Etat.

Ségolène Royal.
Vous plaisantez. Tous les fonds publics, tout se tient.

Nicolas Sarkozy.
Parce que vous pensez que vous gérez l'assurance maladie.

Ségolène Royal.
Non, ce n'est pas moi, mais c'est quand même de l'argent public dépensé, des cotisations payées sur les salaires.

Nicolas Sarkozy.
Vous ne pouvez pas redéployer entre les collectivités territoriales et l'Etat et entre l'Etat et l'assurance maladie. Ce n'est pas vous qui décidez.

Ségolène Royal.
Si vous ne pouvez pas faire, pourquoi voulez-vous accéder aux responsabilités? Et bien moi, je le pourrai.

Bon, quand elle sera présidente, vous pourrez aller acheter vos patate chez le pharmacien, et vos médicament chez votre marchand de légume. Bon enfin je vous rappelle que c'est une énarque, donc il ne faut pas s'étonner.

Nicolas Sarkozy.
Ah bon. Si je suis Président de la République, je ne pourrai pas diminuer les effectifs du conseil régional de Poitou-Charentes.

Ségolène Royal. Pourquoi pas ?

Nicolas Sarkozy.
Cela s'appelle l'indépendance des collectivités territoriales. C'est un droit de libre administration garantie par la constitution.

Ségolène Royal.
Ce n'est pas l'Etat qui le décidera. C'est la cohérence politique de la répartition responsabilités.../...

GLOUPS.

.../...Vous avez fait une loi de la décentralisation tellement confuse qu'il y a, je l'ai dit tout à l'heure, qui a entraîné une superposition des compétences entre les différentes collectivités territoriales ce qui fait que tout le monde s'occupe de tout et qu'il y a beaucoup trop de gaspillage.../...

Eh bien qu'elle commence par s'ossuper des nouveaux châteaux parlementaires que ses amis députés socialistes veulent faire construire en Bretagne, avec une nouvelle invention, les groupements de comunauté de communes, une aberration de plus pour que certains en devinennent les roitelets locaux..

.../...Par ailleurs, les heures supplémentaires sont possibles, vous le savez. Deux lois François Fillon ont libéré 220 heures supplémentaires par an. Que se passe-t-il dans les entreprises ? Cette possibilité n'est même pas utilisée par les salariés. Les salariés n'utilisent en moyenne que 120 heures supplémentaires par an, car ils ne veulent pas forcément travailler plus ou parce que l'entreprise n'a pas suffisamment de plan de charge pour faire des heures supplémentaires.../...

Il va y avoir des précaires en rab si elle est élue.

Patrick Poivre d'Arvor.
Quelles sont vos solutions à vous, Nicolas Sarkozy, pour arriver au plein emploi ?

Nicolas Sarkozy.
Aujourd'hui, c'est le plus faible taux de chômage en France depuis 25 ans.../... Au fond, elle est dans la stricte logique socialiste du partage du temps de travail. Il y a un temps de travail qui est comme un gâteau, il faut le partager. Elle nous dit que personne ne travaille plus de 35 heures, ainsi, cela obligera les autres à embaucher. Nulle part ailleurs dans le monde, on ne fait cela. Il n'y a pas un seul pays, madame, socialiste ou pas, qui a retenu la logique du partage du temps de travail, qui est une erreur monumentale. Les 35 heures n'ont pas créé d'emplois et ont été responsables de quelque chose de plus grave encore, la rigueur salariale, qui fait que nos salaires sont trop bas. Cela pèse sur le pouvoir d'achat des Français. Le pouvoir d'achat en berne, c'est moins de croissance. Je propose une autre stratégie, la stratégie qui a marché partout. Vous citez les démocraties du Nord de l'Europe, c'est ce qu'ils font. Vous avez votre ami Blair au Royaume-Uni, c'est ce qu'il a fait. Zapattero, c'est ce qu'il a fait. Le travail des uns crée le travail des autres. C'est pourquoi l'institut Rexecode, organisme indépendant, a noté le projet économique

Ségolène Royal.
On connaît la musique! C'est l'organisme du Medef. Vous le savez bien.

Vidéo, Ségolène Royal se fait remettre en place.

Nicolas Sarkozy.
Savez-vous par qui il est dirigé? Par M. Michel Didier, l'un des économistes que M. Jospin avait nommé en 1998 dans son conseil des experts. L'organisme que vous venez de contester, son président a été nommé par Lionel Jospin lui-même dans le conseil des experts qui entourait le Conseil des ministres d'alors. Ce n'est pas gentil pour M. Jospin.

Ségolène Royal.
Que cela a entraîné un point de croissance en moins. C'est bien l'organisme du Medef. Monsieur Juppé nous a servi cet argument régulièrement. Continuez.

Nicolas Sarkozy.
Merci de m'y autoriser! Mon projet crée 230 000 emplois de plus.

Ségolène Royal.
Merci Medef! Non, allez-y, continuez!

Au lieu de sortir des bourdes, on a au moins la délicatesse de se taire, ce genre de comportement ressemble à celui des maternelles. Voilà ce que c'est un ou une énarque, et comment on les reconnaît, ce sont des gens qui n'ont jamais TORT.

Nicolas Sarkozy.
"Pourquoi regardez-vous toute personne qui n'a pas votre opinion avec ironie, avec mépris ? L'institut Rexecode n'est pas l'institut du Medef. Et quand bien même… C'est parce qu'on est chef d'entreprise que l'on ne connaît rien à l'emploi ? Parce que l'on n'est pas de gauche, on n'a pas le droit de parler de ces sujets? J'attache beaucoup de prix à vos réponses. Je ne dis pas que c'est stupide. J'essaie de comprendre et d'expliquer aux Français quelles sont nos différences.../...

Première modification, aujourd'hui les heures supplémentaires sont payées 10 % de plus. Je ferai payer 25 % de plus. Comme il n'y aura pas de charges, les entreprises pourront augmenter les salaires. Avec du salaire augmenté, on donne du pouvoir d'achat. Avec du pouvoir d'achat, on crée de la croissance. Avec la croissance, on crée des emplois.../...
"On a fait ce système invraisemblable que le contribuable paie 16 milliards pour financer les 35 heures et que les salariés n'ont pas droit aux augmentations de salaire dont ils ont besoin. Je proposerais deux autres choses pour trouver le plein emploi.../... Le plein emploi, Madame Royal, il n'y a aucune raison que ce soit pour les autres. Si vous continuez pour les 35 heures, dont j'aimerais que vous disiez si vous les généralisez, vous les gardez, ou vous les gardez comme un minimum et vous laissez les gens travailler pour gagner plus? C'est une question qui intéresse les Français.

Ségolène Royal.
Si vous pensez que les 35 heures ont créé autant de dégâts, pourquoi ne les avez-vous pas supprimées pendant ces cinq années ? Parce que vous savez

Nicolas Sarkozy. Puis-je répondre à cela?

Ségolène Royal.
Allez-y ! Parce que vous savez bien que cela correspond à un progrès social. Vous savez ce que les gens ont fait du temps libéré, qui ont créé plus d'un million d'emplois? Les gens, pour 70 % d'entre eux, se sont mieux occupés de leur famille. Beaucoup de femmes, en particulier, ou les salariés qui ont les travaux les plus difficiles, au bout de 35 heures, sont fatigués. Donc l'augmentation de la durée du travail ne va pas dans le sens du progrès social. Je suis pour la liberté de ceux qui veulent travailler plus. C'est possible, on l'a vu, puisque les heures supplémentaires sont possibles.

Nicolas Sarkozy.
Que faites-vous des 35 heures, vous les gardez ?

Ségolène Royal.
Je l'ai dit. La deuxième loi sur les 35 heures a été une loi trop rigide. Je suis capable de regarder les choses telles qu'elles sont, et la réalité des entreprises telle qu'elle est. J'ai cette responsabilité dans les régions. Nous gérons les aides économiques des entreprises. Tous les jours, je suis auprès des chefs d'entreprise. J'ai vu que la deuxième loi avait été trop rigide. J'ai dit dans mon pacte présidentiel que toute modification du Code de travail se ferait après une négociation entre les partenaires sociaux. Toute modification du Code du travail et pas en assénant un certain nombre de choses. Vous avez vu les réactions.

Nicolas Sarkozy.
Que veut dire trop rigide ? Qu'allez-vous modifier?

Ségolène Royal.
Les partenaires sociaux se mettront d'accord et discuteront branche par branche. S'il n'y a pas d'accord, il n'y aura pas de nouvelle loi.

Nicolas Sarkozy.
Que changez-vous? Les 35 heures comme un minimum, je ne les toucherai pas. Je garde les 35 heures comme la durée hebdomadaire.

Ségolène Royal.
Vous reconnaissez que c'est un progrès social économique important. Je vais vous donner un exemple. J'étais récemment dans une entreprise de haute technologie dans la Creuse qui produit des panneaux solaires. Elle est passée aux 32 heures et a augmenté sa productivité. Contrairement à ce que vous avez dit tout à l'heure, j'en ai parlé à Zapatero et à Prodi. Je suis allée en Suède voir la situation des entreprises. Dans bien des entreprises, quand elles sont performantes sur le plan technologique, elles ont même de durées de travail inférieures aux 35 heures.

Nicolas Sarkozy.
A 32 heures, ils sont payés combien?

Ségolène Royal.
Ils sont payés comme aux 35 heures.

.../...Laissez les gens libres. Laissez la liberté aux gens. Ne leur imposez pas de travailler plus pour gagner plus. Vous savez ce que c’est que la valorisation du travail ? C'est un travail payé à sa juste valeur. Trouvez-vous qu'il est normal que des salariés commencent leur carrière au Smic à 980 euros nets par mois et terminent…. Laissez-moi finir.../...

Nicolas Sarkozy.
Qu'est-ce que vous changez dans les 35 heures? On n'y comprend rien.

Ségolène Royal.
Si, si, vous avez parfaitement compris. Vous faites semblant de ne pas comprendre. J'observe que vous ne reviendrez pas sur les 35 heures. Vous ne les avez pas remises en cause. Elles ne sont pas responsables de tous les maux de la terre, comme le dit également le Médef. J'ai rencontré la présidente du Médef, elle m'a dit : "Revenez sur les 35 heures." Ce n'est pas sérieux! Il y a d'autres sujets sur lesquels discuter.

Mais c'est normal qu'on ne puisse pas revenir dessus, apr ce que la gauche mettrait le pays dans une situation de guerre civile, comme elle l'a fait avec le CPE.

Ségolène Royal.
Je termine sur les 35 heures. Les partenaires sociaux, parce que le syndicalisme aura été renforcé par le chèque syndical, par un crédit d'impôt, parce que, désormais, ils auront une responsabilité éminente, il n'y aura plus de loi qui sera imposée dans le domaine social tant qu'il n'y aura pas eu de discussions entre les partenaires sociaux.

Ceux qui sont syndicalistes, ce sont en réalité les enfants de nos députés et sénateurs socialises, et autres élus, il faudrait peut être que la presse le dise.

Patrick Poivre d'Arvor.
Santé, logement, retraite, ce sont des sujets extrêmement précis.

Nicolas Sarkozy.
La question des retraites est essentielle. Il faut la garantir. Les lois François Fillon ont permis de rééquilibrer l'égalité entre salariés du public et salariés du privé, qui cotisent quarante ans. Jusqu'en 2020, on n'a pas de souci majeur à avoir quant au financement de nos retraites. Je garantirai l'application des lois François Fillon. Madame Royal a dit qu'elle les démantèlerait, on verra comment elle finance. Il y a un ensemble de régimes de retraite qui n'ont pas été réformés : les régimes spéciaux. Je respecte les gens qui adhèrent aux régimes spéciaux EDF, SNCF, RATP, mais dans un pays où il est écrit "égalité" au frontispice de nos établissements publics, il  est curieux d'expliquer que certains Français doivent cotiser 37,5 ans pour avoir leurs retraite alors que les autres cotisent 40 ans. Je réformerai les régimes spéciaux par souci d'égalité. Il y a 3 millions de petites retraites, c'est-à-dire 3 millions de personnes qui sont en dessous du minimum vieillesse. J'augmenterai de 25 % les petites retraites et je les ferai financer, car on aura récupéré sur la réforme des régimes spéciaux. Je veux mettre sur la table la question des pensions de reversion. La situation faite aux veuves est catastrophique. C'est 54 %. Quand un mari décède, sa veuve a 54 % de la pension. Je la porterai à 60 %. La question des retraites est centrale.

Ségolène Royal.
Vous ne nous avez pas dit comment vous financez tout cela, car parallèlement, vous avez annoncé une baisse de quatre points des prélèvements obligatoires, c'est-à-dire 72 milliards

Nicolas Sarkozy 68.

Ségolène Royal.
Certains économistes l'ont évalué à 72, mais 68 d'euros, c'est déjà considérable avec l'ensemble des dépenses que vous venez d'énumérer

Nicolas Sarkozy. Vous voulez que je réponde tout de suite ?

Ségolène Royal. Non, car on ne peut pas se plaindre de la dette et additionner les dépenses

Nicolas Sarkozy. Voulez-vous que je réponde maintenant, madame ?

Ségolène Royal.
Non. Je vais être plus précise puisque vous l'avez demandé. Quand vous dites que vous allez financer l'augmentation des petites retraites par la réforme des régimes spéciaux, vous savez que cette réforme va prendre un certain temps. Il y a comme un tour de passe-passe. Vous ne dites pas combien de temps cela va prendre. Il y aura des discussions, des remises à plat. Moi, je veux revaloriser tout de suite dès mon élection les petites retraites

Nicolas Sarkozy. Comment ?

Ségolène Royal. Je mets des fonds supplémentaires au fonds de réserve de retraite

Nicolas Sarkozy. Vous les prenez où ?

Ségolène Royal. Par une taxe sur le revenu boursier

Vidéo, Ségolène Royal veut mettre une nouvelle taxe sur le dos des français, sauve qui peu, tous les riches et les moins riches vont finir de se barrer de France.

Comme tout est déjà taxé, je ne vois qu'un endroit où elle peut mettre en place un nouvel impôt sur la population, c'est sur les assurances vie. Je ne sais pas, mais pour ceux qui votent socialiste, ils risuqent de faire une drôle de bille, quand il vont voir une nouvelle taxe les toucher.

Nicolas Sarkozy. De combien ?

Ségolène Royal. Les partenaires sociaux en discuteront, mais le principe est là.

Nicolas Sarkozy. Vous mettez combien sur le fonds ?

Ségolène Royal. Je vous donne déjà les principes…

Nicolas Sarkozy.
Il y a 36 milliards et l'Etat met 6 milliards par an, donc c'est très intéressant, mais cette taxe que vous annoncez, lorsque Jospin a créé ce fonds, il a prévu 120 milliards d'euros. Il y en a 36. Chaque année, l'Etat en met 6. Votre taxe est à peu près de combien ?

Ségolène Royal. Cette taxe sera au niveau de ce qui sera nécessaire pour faire de la justice sociale.

Nicolas Sarkozy. C'est une précision bouleversante. Vous ne pouvez pas donner de chiffre ?

Ségolène Royal. Non.

Oui enfin bref, je propose, mais je ne sais pas comment je fais. Si la politique internationale est gérée de la même façon, cela nous promet des lendemain enchanteur en cas de crise avec l'Iran.

Nicolas Sarkozy. Garderez-vous les lois Fillon?

Ségolène Royal. Non, je remets à plat les lois Fillon ne serait-ce que pour cette question de l’injustice faite aux femmes.

Nicolas Sarkozy.
Si je comprends bien, vous augmentez les retraites, mais, ce qui avait été fait comme financement grâce aux lois Fillon, vous le remettez à plat et vous les détruisez.

Ségolène Royal. Non.

Nicolas Sarkozy. Quand M. Hollande annonce une CSG pour payer les retraites, vous infirmez ou vous confirmez?

Ségolène Royal.
Puis-je me permette de finir le déroulement de ma pensée? Oui, je remets à plat les lois Fillon. Cela ne veut pas dire que nous détruisons tout. Nous remettons à plat et nous discutons avec les partenaires sociaux. Pourquoi? Parce que les lois Fillon ont créé des injustices, en particulier des injustices faites aux  femmes. Moi, je pense que

Nicolas Sarkozy. Garde-t-on les quarante années de cotisation?

Ségolène Royal.
Cessez de m'interrompre! Je connais bien la technique. Deuxièmement, nous prendrons en compte la pénibilité des tâches. Je souhaite qu’il y ait des retraites à la carte, que ceux qui veulent travailler plus longtemps puissent le faire. Mais que ceux qui sont fatigués parce qu'ils ont eu des métiers extrêmement difficiles puissent s'arrêter plus tôt. Entre un ouvrier et un cadre supérieur, il y a une espérance de vie de sept années d'écart.

Mme Royal aime bien interrompre ses interlocuteurs, mais n'aime pas du tout qu'on l'interrompe.

Ségolène Royal. Comment les financez-vous? Quelle est votre idée?

Nicolas Sarkozy.
Les lois Fillon consistaient à passer à quarante années dans un premier temps, à quarante et un dans un deuxième temps de cotisations. L'idée de François Fillon, qui est juste, est que, puisque l'on va vivre plus longtemps, il faut cotiser plus longtemps pour payer les retraites. Cela me semble assez simple.

Ségolène Royal.
Non, cela dépend de la pénibilité du travail. Quand il y a un écart d’espérance de vie, tel que je viens de le dire, c'est très injuste! On ne va pas uniformiser les durées de cotisation. Je prendrai en compte la pénibilité du travail pour décider de la durée de cotisation.

Nicolas Sarkozy.
La pénibilité du travail est déjà prise en compte dans les lois Fillon. Mais elle ne résout pas tous les problèmes. Nous vivons plus longtemps, il va falloir cotiser plus longtemps. Oui ou non, sommes-nous capables, gauche et droite, de nous mettre d'accord sur cette idée simple que tous les pays développés au monde augmentent la durée de cotisation pour prendre sa retraite? Il faut le faire en France. Vous dites "Je vais remettre à plat la loi Fillon.", cela signifie que vous revenez sur ce qui a été le travail du gouvernement Balladur et du gouvernement Raffarin pour obtenir le financement pérenne de nos régimes de retraite. C'est irresponsable. Deuxième élément

Ségolène Royal. Le financement n'est pas résolu.

Nicolas Sarkozy. Il est résolu jusqu'en 2020.

Ségolène Royal. Il n'est pas résolu, vous le savez très bien.

Nicolas Sarkozy. Ce n'est contesté par personne, les lois Fillon…/....C'est un débat d'un très bon niveau de savoir comment on va financer les retraites. Madame, pardon de vous le dire, vous faites une erreur. Le financement des retraites est équilibré jusqu'à l'horizon 2020. Premier point, vous voulez tout remettre à plat. Tout le travail qui a été fait, vous voulez le démolir.

Ségolène Royal. Remettre à plat ne veut pas dire démolir. Vous êtes très brutal.

Nicolas Sarkozy. Vous ne voulez pas réformer les régimes spéciaux?

Ségolène Royal. Si, nous réformerons les régimes spéciaux, y compris le vôtre, celui des parlementaires.

Oui enfin ce qu'on constate, c'est qu'on ne comprend rien aux propositions de Ségoolène Royal, elle est contamment dans le flou, même pour une question simple et précise.

Nicolas Sarkozy.
Très bien, vous le ferez, il n'y a aucun problème et je serai d'accord avec vous. Vous annoncez donc aux adhérents aux régimes spéciaux que vous allez faire la réforme des régimes spéciaux.

Ségolène Royal. Bien sûr. Les régimes spéciaux seront mis dans la discussion des retraites. Evidemment.
 

Nicolas Sarkozy.
Il n'y a pas besoin de cotisations puisque je ne remets pas à plat la loi Fillon. Les recettes sont très simples. Vous n'avez peut-être pas suivi exactement le débat. Il y a trois solutions pour le régime de retraite : soit vous baissez les pensions de retraite, il n'en est pas question, elles sont trop petites. Soit vous augmentez les cotisations que payent les salariés. Il n'en est pas question, elles sont trop lourdes. Soit vous augmentez la durée de cotisation, c'est les lois Fillon. Comme je garde les lois Fillon, je n'ai pas besoin d'une recette supplémentaire. Vous en avez besoin parce que vous démantelez les lois Fillon.

Ségolène Royal.
Je ne peux pas vous laisser dire des choses inexactes, je ne démantèle pas les lois Fillon, je les remets à plat et je mets fin aux injustices les plus criantes, celles que j'ai évoquées tout à l'heure, à savoir la prise en compte de la pénibilité.
Je mets une possibilité de retraite à la carte et je répare les injustices faites aux femmes. Ensuite, je regarde quels sont les besoins de financement, moi aussi je garantis le financement des régimes de retraite, éventuellement, par une ressource nouvelle, mais avant de savoir s'il en faut une, je regarde ce que me donnent les recettes tirées de la relance de la croissance. Voilà comment je tiens la cohérence du dispositif.

Patrick Poivre d'Arvor.
Visiblement, on n'arrivera pas à vous mettre d'accord sur les retraites et que l’on n’a pas les recettes de fiscalité.

Nicolas Sarkozy.
La question des baisses d’impôts, je n'en fais pas un problème idéologique. Nous sommes le pays de l’Europe qui avons les impôts les plus élevés. Qu’est-ce que l’Europe ? La liberté de circulation des hommes, des femmes et des capitaux. On ne peut pas faire l’Europe et avoir les impôts les plus élevés. Nous avons 68 milliards d'impôts de plus que ce que paie la moyenne des 15 pays les plus riches de l'Union européenne. Il faut donc revenir à nos moyens. Le problème de la France est que l'on paie trop d'impôts, que les charges sont trop lourdes. Le résultat, ce n'est pas un problème de libéralisme ou d'idéologie, mais comme nous sommes dans un monde ouvert, si le travail est trop taxé, le travail s'en va. Si le capital est trop taxé, le capital s'en va. S'il n'y a plus de capital et plus de travail, il n'y a pas de croissance. Tout le problème de la France est de comprendre, madame, que nous sommes dans un environnement concurrentiel et que l'on ne peut pas imposer à nos entreprises des impôts plus lourds que ce que paient les entreprises concurrentes dans les pays voisins. On ne peut pas imposer aux contribuables français des prélèvements et des impôts plus lourds que ce que l'on paie dans les autres pays. Il faut, d'une manière ou d'une autre, réduire le train de vie de l'Etat, les dépenses publiques, être plus productifs, faire mieux avec moins pour alléger le poids de la fiscalité tel qu'il pèse aujourd'hui sur le travail. C'est pourquoi je propose que l'on taxe les importations pour qu’elles financent la protection sociale des Français. La question de la fiscalité, ce n'est plus une question gauche, droite, ce n’est pas une question de socialisme ou de libéralisme, c'est une question d'efficacité dans le monde ouvert qui est le nôtre. C'est pourquoi j'ai proposé de ne pas remplacer un départ sur deux à la retraite des fonctionnaires, que j'ai proposé de supprimer tous les organismes qui ne servent à rien. On a multiplié un certain nombre d'agences aujourd'hui, il faut les supprimer. J'ai proposé, si je suis élu président de la République, la mise en place systématique d'une politique d’évaluation de toutes les politiques publiques. Vous avez parlé de la formation professionnelle, vous avez parfaitement raison, il y a des gains de productivité phénoménaux dans ce domaine.

Patrick Poivre d'Arvor : Sur la fiscalité ?

Ségolène Royal : Quel dommage que vous n'ayez pas fait tous cela pendant 5 ans. Sur l'évaluation des politiques publiques, c’est normalement le Parlement qui a les moyens de le faire et vous savez la difficulté qu'il a à accéder aux différents comptes…

Nicolas Sarkozy: J'ai proposé que le président de la commission des finances à l'assemblée soit un membre de l'opposition. Je trouve que c'est une ouverture pour une République irréprochable. Ségolène Royal : Vous savez que c’est une idée dans le pacte présidentiel, c'est très bien, vous me rejoignez, c’est parfait. Que ne l'avez-vous fait pendant 5 ans quand vous aviez tous les pouvoirs!

Nicolas Sarkozy : On se rejoint, Alléluia !

Ségolène Royal : Il y a un problème de crédibilité, car quand pendant 5 ans, donner une certaine place…

Nicolas Sarkozy: C'est à moi que vous dites cela, madame Royal ?

Ségolène Royal :… donner une certaine place à l’opposition à l’assemblée nationale quand vous aviez la majorité à l'assemblée nationale, pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? Vous êtes même passé en force avec le 49-3. On en reviendra peut-être tout à l’heure avec la réforme des institutions, car moi je souhaite...

Patrick Poivre d'Arvor: On parle des impôts, sur la fiscalité…

Ségolène Royal : Sur la fiscalité, ma priorité sera la baisse de la fiscalité sur l'écologie. Je veux une réforme fiscale très importante sur tout ce qui a de près ou de loin une relation avec la construction des emploi dans le domaine de l'environnement et de l'écologie et je veux négocier avec les autres pays européens une TVA tendant vers zéro pour développer les énergies renouvelables, les éco-matériaux pour lancer un plan massif d'isolation des logements déjà construits puisque dans ces domaines et notamment dans les métiers du bâtiment, dans l'agriculture, dans les technologies liées à l'eau, au sol, au paysage et dans les énergies renouvelables, si nous avons une fiscalité très encourageante, nous pouvons développer plusieurs centaines de milliers d'emplois. Voilà quelle sera ma priorité dans le domaine de la réforme fiscale. Je l'ai dit tout à l'heure, pour les PME qui réinvestiront leurs bénéfices dans l'entreprise, l'impôt sur les sociétés sera divisé par deux, car c'est là que se trouve le ressort de la croissance économique. Enfin, je veux un impôt juste. Quand je vois que le bouclier fiscal que vous venez instaurer vient d'autoriser une ristourne de 7 millions d'euros à une personne qui a dû être même très surprise d'ailleurs de les recevoir au nom du bouclier fiscal, je dis en effet qu'il faut faire attention aux injustices fiscales et à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés. La fiscalité, c'est d'abord un outil au service du développement économique et c'est quelque chose qui doit être juste et bien compris par les Français, qui doit être transparent et dont les règles doivent être claires. Enfin, sur la question du logement, puisqu'elle a été évoquée tout à l’heure, aujourd'hui, en France, il y a plus de 3 millions et demi de Français qui sont mal logés, car le plan de construction des logements sociaux est insuffisant, notamment, dans certaines communes qui ne respectent pas la loi. Demain, l'Etat prendra ses responsabilités et construira les logements sociaux dans les communes telles que la vôtre qui ne respecte pas la loi, car lorsque l’on est candidat à la présidence de la République, on doit montrer l'exemple et appliquer la loi dans l'exercice de ses fonctions exécutives notamment sur le territoire dont on a la charge. Je ferai aussi en sorte que dans les logements sociaux, les locataires qui payent leur loyer et leurs charges régulièrement, pendant 15 ans, puissent devenir propriétaires de leur logement. Enfin, je créerai le service public de la caution, car on voit beaucoup de petits salariés ou de jeunes ou ceux qui subissent des discriminations qui n'arrivent pas à accéder au logement locatif, car il faut sortir trois mois de loyer de sa poche. Nous créerons un service public de la caution, c’est-à-dire une garantie donnée aux assurances qui pourront faire l'avance au propriétaire de ces trois mois pour qu’il y ait sur le marché de la location, beaucoup plus de fluidité. Le dispositif pour le logement est en effet...
 

Ségolène Royal.
Ne croyez-vous pas qu'il faut tenir compte du patrimoine possédé ? Trouvez- vous normal que cette dame ait reçu un chèque...

Entre le bouclier fiscal Sarkozy, et Royal, il faut choisir le Royal, notamment avoir les coordonnées du comptable Royal / Hoallande car leur bouclier fiscal à eux est nettement plus efficace que celui de Sarkozy (sic).

Nicolas Sarkozy. Je ne connais pas cette dame

Ségolène Royal.
Cela a été publié aujourd’hui. C'est une riche héritière, le bouclier fiscal à 60 % est applicable à partir du 1er janvier
 

Nicolas Sarkozy.
Ce n’est pas grâce à mes relations, si cela se trouve, elle vous connaît mieux que moi ! Je sais que François Hollande a dit qu'il n'aimait pas les riches, c’était d’ailleurs une expression curieuse, il fixait un riche a 4000 euros, c'est qu'il ne doit pas s'aimer lui-même, car en plus, ce n'est pas beaucoup !

Ségolène Royal. Ne retirez pas les phrases de leur contexte.

Nicolas Sarkozy. Sur l’écologie

Patrick Poivre d'Arvor. Sur le pacte de Nicolas Hulot que vous avez signé

Nicolas Sarkozy.
Je demanderai  à nos partenaires européens que sur tous les produits propres, on ait une fiscalité à taux réduit. Il n’est pas normal que lorsque l’on veut acheter une voiture qui ne pollue pas, elle coûte plus chère qu'une voiture qui pollue. En mettant la TVA à 5,5 % sur les produits propres, on diminue le prix des produits propres et on incite les Français à en acheter .../... Savez-vous, madame, que la France produit 21 % de gaz à effet de serre de moins par tête d'habitant que la moyenne des pays d’Europe? Il y a une raison à cela : nous avons le nucléaire qui est une énergie propre. Nous devons développer les énergies renouvelables, l'éolien, encore que l'on ne peut pas couvrir la France d'éoliennes.../...

.../... Mon engagement est en faveur de la propriété. Enfin, c’est sûrement un point de désaccord entre nous, quand on a travaillé toute sa vie, je considère qu'il n'y a rien de plus beau que de laisser à ses enfants le fruit d'une vie de travail. Je propose que pour toutes les successions petites ou moyennes, on supprime les droits de succession et les droits de donation, car je crois beaucoup à la famille et au travail. Je ne vois pas au nom de quoi quand on a travaillé toute sa vie et payé ses impôts, on doit en plus payer. J'ajoute, et c'est un véritable scandale, quand un mari indélicat, fait une fraude fiscale, la femme est responsable solidairement de la dette fiscale du mari. Quand dans le même couple, le  mari décède, la femme doit payer des droits de succession sur les biens commun du couple. Deux poids, deux mesures, je rétablirai cette injustice.

On sait que Si Ségolène Royal met comme premier ministre Dominique Strauss kahn, celui-ci à déjà décider d'augmenter les impôts, sans parler de ponstionner un peut plus les héritages. C'est la raison pour laquelle les richent fuient le pays. On sait aussi que si c'est Sarkozy qui passe, certains reviendront en France.

Ségolène Royal.
Aujourd'hui, la France est très mal dotée sur l'ensemble des pays européens par rapport au peu d'efforts qui ont été faits. J'entends faire de la France le pays de l'excellence écologique.

Nicolas Sarkozy.
Sur le nucléaire, vous êtes du côté de Chevènement ou du côté des Verts ? Confirmez-vous le choix nucléaire ?

Vidéo sur le nucléaire (cliquez ici).

Ségolène Royal. Savez-vous quelle est la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France?

Nicolas Sarkozy.
Oui, mais confirmez-vous ce choix? Nous avons, grâce au nucléaire, une indépendance sur l'électricité de la France à hauteur de la moitié.

Ségolène Royal. Vous défendez le nucléaire, mais vous ignorez la part du nucléaire.

Nicolas Sarkozy. Non. La moitié de notre électricité est d'origine nucléaire.

Ségolène Royal. Non, 17% seulement de l'électricité.

FAUX 78 %

Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas exact, Madame.

Ségolène Royal. Tout cela se verra. Mais si c'est cela.

QUAND ON NE MAITRISE PAS SON SUJET, ON SE TAIT.

Nicolas Sarkozy. Madame, c'est un choix majeur. Continuons-nous le choix du nucléaire ou l'arrête-t-on?

Ségolène Royal. On augmente la part des énergies renouvelables.

Nicolas Sarkozy. Continuons-nous le choix du nucléaire?

Ségolène Royal. Du jour au lendemain, on ne va pas fermer les centrales nucléaires.

Nicolas Sarkozy. Vous confirmez l'EPR?

Ségolène Royal. Non. Je suspends l'EPR dès que je suis élue

Nicolas Sarkozy. Vous suspendez les nouvelles centrales et vous prolongez les vieilles.

Ségolène Royal. L'EPR n'est pas une centrale. Vous mélangez tout. C'est le prototype. De quelle génération?

Nicolas Sarkozy. C'est la quatrième génération.

Ségolène Royal. C'est la troisième génération.

Nicolas Sarkozy.
Nous venons de le vendre à la Finlande, Madame. Les centrales nucléaires classiques ont une durée de vie. Les experts discutent, est-ce trente ans, cinquante ans pour le chapeau de couverture. Nous avons été obligés de déclencher les centrales de la quatrième génération, c'est le processus EPR qui a été acheté.

Ségolène Royal.
C'est la troisième génération. Non, la Finlande a son prototype.

Nicolas Sarkozy.
Entre le moment où j'ai signé l'EPR et le moment où la première centrale s'ouvrira, il faut sept ans. Si vous revenez sur le choix de l'EPR, Madame, vous serez obligée pour respecter votre parole de garder le même pourcentage du nucléaire, de faire fonctionner les vieilles centrales plus longtemps. Cela veut dire que vous prendriez la responsabilité de faire fonctionner des vieilles centrales plus longtemps par refus du choix du progrès qui sont les centrales de la dernière génération. Ce n'est pas très raisonnable.

Ségolène Royal.
Vous avez une approche quand même très approximative sur un sujet extrêmement technique, mais, en même temps, extrêmement grave parce qu'il s'agit de l'énergie nucléaire. Vous venez de dire une série d'erreurs. Cela peut arriver, mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet, car il ne s'agit pas de la quatrième, mais de la troisième génération. La Finlande a déjà un prototype. La question est de savoir s'il n'est pas plus intelligent de coopérer entre différents pays et de passer tout de suite à un investissement sur la quatrième génération. Premier point. C'est pour cela que je rouvrirai le débat public sur l'énergie au Parlement, mais aussi avec les citoyens.

Question erreur, nous aurons dès demains les réponses à toutes ces questions, mais je pense que Ségolène Royal en a déjà commi beaucoup, car elle semble ne plus se rappeler de cette fameuse publicité d'EDF qui passait à une époque à la télé sur la "perceuse nucléaire", certains se rappeleront de ceux à quoi je faire allusion.

Nicolas Sarkozy.
Nous l'avons eu ce débat au Parlement. J'ai eu ce débat au Parlement au moment où j'ai signé l'EPR. La position des Finlandais consistait à nous dire, je connais le dossier: c'est bien beau que vous nous vendiez ce prototype, mais vous les Français, allez-vous le prendre? Comment AREVA pourra construire EPR en Finlande avec vous Présidente de la République qui expliquerait aux Finlandais que l'EPR est bien pour eux, mais qu'en France, on va continuer à réfléchir. Je suis cohérent.

Ségolène Royal.
C'est tout à fait incohérent. Pourquoi construire deux prototypes? Il y a celui en Finlande. Il serait plus intelligent d'investir déjà dans la quatrième génération. Pourquoi? Parce qu'on sait très bien que l'uranium, dans quelques années, va disparaître. Il y aura une pénurie d'uranium, donc une pénurie du combustible d'uranium.

Nicolas Sarkozy.
Les spécialistes pour l'uranium disent que les ressources c'est entre 60 et 70 ans, et les ressources prévisibles jusqu'à deux siècles et demi compte tenu des progrès de la recherche.

.../...
Ségolène Royal.
Je choisis de maintenir le nucléaire, mais d'augmenter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique. Je regarde avec beaucoup plus d'attention que cela n'a été fait où nous devons investir les fonds publics pour préparer l'énergie de demain.../... Au contraire, il faut diversifier le bouquet énergétique. C'est ce que je propose. C'est sans doute la raison pour laquelle mon projet relatif à l'écologie et à l'environnement a été si largement plébiscité par des associations indépendantes, parce qu'il est équilibré.

Nicolas Sarkozy.
Excusez-moi, comme c'est Mme Royal, elle est indépendante. Quand c'est moi, elle est dépendante. Je ne suis pas pour le tout nucléaire, mais je dis qu'il n'est pas raisonnable de dire: on va poursuivre le nucléaire, mais on arrête le progrès dans le nucléaire. Ce n'est pas possible. Bien sûr qu'il faut développer les énergies de substitution, je pense notamment aux départements et territoires d'outre-mer ou le solaire, l'éolien, la biomasse peut faire quelque chose d'extraordinaire.

Nicolas Sarkozy.
Le problème de l'école n'est pas qu'un problème de moyens, d'argent et de structure. C'est aussi un problème de programme d'éducation scolaire. Il faut débattre de ce que nous voulons faire de l'école.../...
Cela peut être la crèche associative, la crèche d'entreprise, l'emploi à la personne, l'emploi à domicile. Je souhaite, d'ailleurs, que l'on puisse déduire de ses impôts les salaires et les cotisations sociales que l'on paye sur un emploi à domicile. Lorsqu'une société embauche quelqu'un, elle ne paie pas l'IS sur le salaire de la personne qu'elle emploie. Je ne vois pas pourquoi la famille devrait payer un impôt sur les salaires et les charges qu'elle déclare. Ce sont les différences qu'il peut y avoir entre nous sur cette question.

Ségolène Royal.
Les femmes n'auront pas besoin d'aller devant les tribunaux, mais elles auront le service public de la petite enfance sous toutes ses formes !

Nicolas Sarkozy. Vous allez créer 2,3 millions places de crèche ???

Ségolène Royal.
Les femmes vont aller devant le tribunal pour demander une place en crèche ? Soyez sérieux ! C'est ce que vous proposez, une société où il faut aller devant la justice pour demander une place en crèche ? Ce n'est pas ma conception de la société. Les femmes ont autre chose à faire que d'aller devant le tribunal. Il faut faire les choses en politique. Ce n'est pas le tribunal.
Vidéo sur Ségolène Royal et les crèches.

Nicolas Sarkozy. Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante.

Ségolène Royal. Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.

Nicolas Sarkozy. Avec vous, ce serait une victime consentante!

Ségolène Royal. Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.

Ce type d'attitude est peu digne, on peut imaginer les conséquences avec un dirigeant étranger, notamment d'un pays du Moyen Orient, nous aurions des incidents diplomatiques en série sur les bras.

23h00 Nicolas Sarkozy.
Ce n'est pas gentil de dire des choses comme cela. Je vais prendre un exemple qui va peut-être vous toucher. L'affaire des enfants handicapés dans les écoles. Je considère qu'il est scandaleux qu'un enfant ayant un handicap ne puisse pas être scolarisé dans une école "normale." .../... Je veux m'engager sur des résultats, sur du concret. Je veux dire à toutes les familles ayant rencontré le drame du handicap que je ferai une place à chacun de leurs enfants dans les écoles, que je donnerai les moyens aux écoles pour les accueillir. La preuve de ma bonne foi sera le droit opposable et la capacité d'aller devant un tribunal pour faire-valoir ses droits. Ce n'est ni ridicule, ni accessoire. C'est peut-être même ce qui fait la différence entre la vieille politique et la politique moderne.

SEGO PETE LES PLOMBS.

Ségolène Royal.
Là, on atteint le summum de l'immoralité politique. Je suis scandalisée par ce que je viens d'entendre, parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux. Pourquoi ? Lorsque j'étais Ministre de l'enseignement scolaire, c'est moi qui ai créé le plan handiscole qui a demandé à toutes les écoles d'accueillir tous les enfants handicapés. Pour cela, j'avais créé parmi les aides éducateurs que vous avez supprimés, 7000 postes d'aides éducateurs, d'auxiliaires d'intégration. J'avais doté toutes les associations de parents d'enfants handicapés des emplois liés à l'accompagnement et aux auxiliaires d'intégration dans les établissements scolaires. C'est votre gouvernement qui a supprimé non seulement le plan handiscole, qui a supprimé les aides éducateurs, qui fait qu'aujourd'hui, moins d'un enfant sur deux qui était accueilli il y a cinq ans dans l'école de la République ne le sont plus aujourd'hui. Vous le savez parfaitement. Je trouve que la façon dont vous venez de nous décrire, la larme à l'œil,  le droit des enfants handicapés d'intégrer l'école, alors que les associations des parents d'handicapés ont fait des démarches désespérées auprès de votre Gouvernement pour réclamer la restitution des emplois, pour faire en sorte que leurs enfants soient à nouveau accueillis à l'école, y compris les enfants en situation de handicap mental à l'école maternelle, où avec moi tous les enfants handicapés mentaux étaient accueillis à l'école maternelle dès lors que les parents le demandaient. Laissez de côté les tribunaux, les démarches pour les parents qui en ont assez de leurs souffrances, d'avoir vu leur enfant ne pas pouvoir être inscrit lors des rentrées scolaires lorsque vous étiez au Gouvernement. Laissez cela de côté. La façon dont vous venez de faire de l'immoralité politique par rapport à une politique qui a été détruite, à laquelle je tenais particulièrement, parce que je savais à quel point cela soulageait les parents de voir leurs enfants accueillis à l'école. Vous avez cassé cette politique! Et aujourd'hui, vous promettez en disant aux parents qu'ils iront devant les tribunaux? Tout n'est pas possible dans la vie politique, ce discours, cet écart entre le discours et les actes, surtout lorsqu'il s'agit d'enfant handicapé, ce n'est pas acceptable. Je suis très en colère. Les parents et les familles

Nicolas Sarkozy. Calmez-vous et ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé!

Ségolène Royal. Non, je ne me calmerais pas!

Nicolas Sarkozy. Pour être Président de la République, il faut être calme.

Ségolène Royal.
Non, pas quand il y a des injustices! Il y a des colères saines, parce qu'elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j'aurai, même quand je serai Présidente de la république….

Nicolas Sarkozy. Ce sera gai!

Ségolène Royal.
Parce que je sais les efforts qu'ont fait pour accueillir les enfants qui ne le sont plus. Je ne laisserai pas l'immoralité du discours politique reprendre le dessus.

Nicolas Sarkozy. Je ne sais pas pourquoi Mme Royale, d'habitude calme, a perdu ses nerfs

Ségolène Royal.
Je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère. Pas de mépris. Je suis en colère. Je n'ai pas perdu mes nerfs. Il y a des colères très saines et très utiles.

Nicolas Sarkozy. Je ne sais pas pourquoi Mme Royal s'énerve...

Ségolène Royal. Je ne m'énerve pas.

Nicolas Sarkozy. Qu'est-ce que cela doit être quand vous êtes énervée!

Ségolène Royal. J'ai beaucoup de sang-froid. Je ne suis jamais énervée…

Nicolas Sarkozy. Vous venez de le perdre. Madame Mme Royal ose employer le mot "immoral." C'est un mot fort.

Ségolène Royal. Oui.

Nicolas Sarkozy
Madame Royal se permet d'employer ce mot parce que j'ai dit que je souhaitais que tous les enfants ayant un handicap soient scolarisés en milieu scolaire "normal." Madame Royal a qualifié mon propos de larmes à l'œil, sous entendant par là que la sincérité n'était que de son côté et que, de mon côté, il ne devait y avoir que du mensonge. Ce n'est pas une façon de respecter son concurrent. Je ne me serai jamais permis de parler de vous comme cela, madame.

Ségolène Royal. Parce que moi, je ne mens pas et je ne prétends pas faire ce que j'ai détruit avant.

Nicolas Sarkozy. Madame, je ne pense pas que vous élevez la dignité du débat politique.

Ségolène Royal. Si, c'est très digne la question du handicap.

Nicolas Sarkozy.
Si je n'avais pas moi-même, par conviction, parlé de la scolarisation des enfants handicapés, cela faisait une heure et demie que nous débattions, on n'en avait pas parlé. J'ai le droit de parler du handicap. Ce n'est pas votre monopole. J'ai le droit d'être sincère dans mon engagement et d'être bouleversé par la situation d'enfants qui aimeraient être scolarisés. Je ne mets pas en cause votre sincérité, madame, ne mettez pas en cause ma moralité.

Ségolène Royal. C'est votre action que je mets en cause.

Nicolas Sarkozy.
Ainsi, la dignité du débat politique sera préservée. Mais au moins on aura vu que vous vous mettez en colère bien facilement, vous sortez de vos gonds. Le Président de la République a des responsabilités lourdes, très lourdes.

Patrick Poivre d'Arvor.
Peut-on passer au sujet de l'Europe, qui est en panne, deux ans après l'échec du référendum en France

Ségolène Royal.
Vous permettez. Moi aussi, j'ai l'intention de me faire respecter. Je ne suis pas sortie de mes gonds. Ce qui nous différencie, c'est une vision de la morale politique. Il faut que les discours soient cohérents avec les actes. Quand il y a un tel écart, on ne peut pas avoir détruit l'accueil des enfants handicapés à l'école

M. Kiejman, un ancien ministre socialiste à la justice, avait déclaré il y a une dizaine d'année au moins qu'il estimait que les chauffeurs de poids lourds devrait passé des tests phychiatriques ou psycholigique spour vérifier s'ils étaient aptes à conduire. Je dirais que pour diriger un état, il devrait en être de même pour ceux qui postule à ce genre de poste quand je vois l'attitude de Mme Royal.
 

Nicolas Sarkozy.
C'est faux, madame. Il y a trois fois plus d'enfants handicapés scolarisés aujourd'hui qu'à votre époque. C'est faux, madame.

Je dirai que j'en ai assez entendu et vu pour me faire une opinion.
Même quand elle a tord elle a raison, on comprend après cela, pourquoi beaucoup ne peuvent plus encadrer les polytechniciens et les énarques. Ces gens ont toujours été méprisant envers les autres, il n'y a que eux qui savent tout.
 



 
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